Virée en Wales/PaysGalles

Après ce grand week-end à Londres, une petite semaine en Wales/Pays de Galles

Presqu’île à l’ouest de l’Angleterre que nous rejoignons par the Prince de Galles Bridge, le Pays de Galles/Wales se distingue au sein du Royaume-Uni. Langue d’origine celte, us et coutumes façonnés par la rudesse du climat, histoire tourmentée, marquée pour avoir eu le plus grand nombre de châteaux au m2 au monde. Le Pays de Galles, nature sauvage, verte et généreuse. Vallées, pâturages, chemins se faufilant inlassablement entre de hautes haies buissonneuses offrent un havre de paix, avec pour seule compagnie moutons et chevaux sauvages. De magnifiques bivouacs ventés, et ballades entre 2 averses, ont donné un charme hors du commun à la découverte de cette région, séjour malheureusement trop court. La Vallée de la Wye et ses vallons pittoresques, le parc du Bercon et son paradis dans les Black Mountains, l’Elan Valley aux lacs artificiels sont quelques étapes de notre virée, que nous qualifierons, pour ce millésime, comme échappée en reconnaissance, pour prendre nos marques et repérer de curieux trésors ! Un ciel menaçant toujours chargé de gris, une bise glaciale, des « showers » averses intempestives, une météo trop froide pour un mois de juin. Conditions qui nous rappellent que le choix de nos voyages au long cours ne peut refléter que des paysages et conditions de carte postale ! Une dernière soirée et matinée anglaises à Windsor. Agréable promenade et flânerie tout autour du château, qui nous éblouis toujours, par tant de sagas royales, et de surcroìt enfin une ambiance estivale.


Kiss of London

Après 2h de traversée en ferry, débarquement immédiat au Royaume-Uni. Sans prétendre être au bout du monde, c’est une ambiance toute exotique de gymnastique cérébrale dès les premiers miles ! Conduite à gauche, à bien négocier principalement dans les doubles ronds-points, calculs en miles, yards, pounds, onces et gallons, de quoi parfaire nos connaissances des unités de poids/volumes et mesures. Environ 30 km tout autour de la capitale, une frontière virtuelle, mais ben réelle, est balisée par des  panneaux « une grosse pastille verte » « LOW EMSSION ». Avis interdisant tous types de véhicules construits avant 1973 -heureusement, notre pinzgauer est de 1974– et pénalisant par des taxes, plus que dissuasives, tous les moteurs diesel – 2ème chance pour nous de ne pas rentrer dans cette catégorie -. Nous trouvons un magnifique camping au S-E de Londres, sur la ligne de Greenwitch, latitude 0° 00’ 2.31’’.

Kiss of London ! Sans le savoir, nos agendas coïncident avec celui de Donald et la First Lady des USA en visite, comme nous, pour 3 jours dans la capitale anglaise. Certes, nous n’avons pas le même programme VIP, et devons laisser la priorité présidentielle pour l’accès aux « Buckingham Palace and Westminster Abbey « ! Nous nous frayons des passages au milieu d’une foule, très patiente, attendant le cortège. Drapeaux anglais et américains, affiches des plus farfelues aux plus sérieuses « hating » « dangerous » or « love you » animent les rues. Une anglaise profite pour nous donner une pancarte « FOR the Brexit » et nous dire combien, nous Suisses sommes chanceux. Début de visite dans une ambiance bon enfant sur fond politique.

Il ne serait être question de Londres sans parler de la Queen Merry et la famille royale, dont les effigies sont représentées sur tous supports, sur tous les étals de toutes les vitrines et de tout goût. Dans ce canevas de clichés, les tabloïdes trouvent ici une source inépuisable d’histoires et de news colportant les intrigues les plus shakespeariennes. Vu de l’extérieur, il est fascinant de voir combien une population trouve auprès de la monarchie, une identité et histoire issue du passé, forte du présent et fédérateur du futur.

Du London Bridge au Buckingham Palace en passant par le Parlement, le Big Ben malheureusement camouflé pour rénovation, Westminster, le démesurant Victoria Mall et la fameuse et chic Oxford Street, c’est un décorum d’une métropole en constante mutation, si l’on compte le nombre de grues et de chantiers ouverts. Ville que l’on découvre les yeux levés vers les buildings, rivalisant tous du plus haut, plus élancé, plus incliné, aux formes des plus insolites et modernes. Façades de verres, cohabitant avec d’anciens monuments de pierres, où la mégalomanie des grands traders démontre, à travers les pyramides de béton à 1000 étages, leurs nouveaux pouvoirs. Nous avons le privilège de visiter le bâtiment de la Cour Suprême du Royaume Uni et d’entrer dans la salle du tribunal 1, ouverte au public autorisé à observer les procédures. Nous apprécions alors notre chance de se savoir du bon côté de la barre ! Nous clôturons notre visite at the Westminster Cathedral, où nous nous surprenons à rêver d’ambiance royale et de mariages princiers.


Première étape en départements du Nord

Première étape 2019 – France du NORD

Départ tout en douceur, pour une 1ère étape sur le Haut plateau du Jura français chez nos amis avec qui nous partageons la passion de voyages hors des sentiers battus. Pour l’anecdote, ils nous racontent avoir trouvé, un jour d’été dans leur maison, sur le frigo plus précisément, une bébête intruse à l’allure peu commune ! Après quelques investigations, l’identification de « l’antaxie marbrée » a été confirmée par l’observatoire régional des Invertébrés de Besançon.  Ce qui fait la fierté d’Adélie, 8 ans, de savoir que son papa est désormais célèbre pour la découverte d’une espèce de sauterelle disparue du massif jurassien. Découverte officialisée, jusqu’à donner à tout leur quartier, le totem et nom de « sauterelle des Curtillets ». Sympathique week-end aux horaires décalés… et premiers désenchantements, lorsque des tronçons de neige printanière stoppent notre ballade en tandem et nos ambitions d’explorateurs ; donnant ainsi le ton à notre périple. Nous nous quittons avec une œuvre d’aérographie d’Adélie, message qui sera le light motif pour ce voyage 2019 … « ET C’EST LA FETE… ».

Direction la Bretagne, sans passer par la Lorraine, mais par la campagne charollaise, la vallée de l’Indre et Loire, profitant de calmes et miroitants paysages. Région agréablement choisie par les monarques de la Renaissance comme lieu de villégiature dans de splendides châteaux.

Chambord nous ouvre ses portes et jardins, le temps de refaire l’histoire de François 1er (1494), Louis XIV (1638) à Henri, Comte de Chambord (1820), dernier héritier direct du roi Soleil. Le plus grand et le plus somptueux des châteaux de la Loire, d’inspiration féodale, dont les plans ont été esquissés par Léonard de Vinci. Connu pour ses 365 cheminées et le grand escalier de 2 rampes jumelles, permettant aux personnes l’empruntant de toujours se voir sans se rencontrer, les énigmes qui s’y cachent demeurent symboliques, esthétiques et spirituelles ! Le chemin de ronde accessible au sommet du donjon, offre, aujourd’hui, une promenade et un point de vue panoramique sur le parc, canal et domaines alentours.

Saint-Thégonnec et Guimiliau, entre autres sur les chemins des enclos paroissiaux du Finistère, croix, églises et calvaires sculptés de mises en scènes bibliques, avec plus de 200 personnages parfois, témoignent du triomphe de la foi chrétienne à l’époque du XVIè siècle. Période où les marins bretons voyageaient beaucoup et rapportaient les réalisations architecturales vues à l’autre bout du monde. Après ce pèlerinage, un aperçu des joyaux bretons, comme on se l’est imaginé, émerveille nos curiosités de vagabonds. Le long des côtes de Granit rose et de l’Emeraude, maisonnettes de pierres dont les deux pans latéraux sont fièrement chapeautés de cheminées, coins de campagne lovées entre récifs, îlettes, pointes rocheuses, caps et forts, minuscules villages isolés… Tout invite le regard et les pensées aux rêves et à l’insouciance.

Saint-Malo, port fortifié sur un promontoire rocheux. D’un seul coup d’œil, l’alignement de hautes façades élancées de la vieille citadelle, protégée et entourée par d’imposants remparts, se présente telle une esquisse architecturale dans une vision cubique. Patrie de Jacques Cartier, dépêché par François 1er à trouver un passage vers la Chine au-delà de Terre-Neuve. Son expédition l’emmena vers le Canada qui fut alors colonisé. Aujourd’hui encore, ces épopées navales se perpétuent par la fameuse course de « la route du Rhum », fierté des Malouins. Promenade sur les remparts à admirer la mer, avant de se faufiler à l’intérieur de la cité. Ballade, comme partout en Bretagne, au rythme des marées !

Sans même s’en apercevoir, nous nous trouvons en Normandie, dont la côte dentelée est battue, comme sa voisine, par de fortes marées. Comme une apparition solitaire dans la baie ensablée, se dresse au loin une étrange figure gothique ! Le Mont-Saint-Michel, monument unique érigé en 708 sur une pointe rocheuse granitique, comme sanctuaire tout d’abord en l’honneur de l’Archange, puis en monastère attirant nombre de pèlerins. Place forte devenue une prison à la Révolution, l’abbaye redevient monastère au XIXè siècle sous la pression de Victor Hugo et Gustave Flaubert. Impressionnante bâtisse dominant du haut de sa flèche de 32 m. une vue insolite sur la mer tout autour, laissant à marée basse la grève et ses méandres à perte de vue. Visite à privilégier de bonne heure, hors de la cohue touristique.

Nous quittons le bitume et fléchages touristiques, par des pistes de randonnées 4X4 en direction d’Honfleur. Petits chemins secrets, qui ne manquent pas de charme. Bol d’air aux creux des campagnes verdoyantes et bucoliques normandes, zigzaguant entre haies broussailleuses, vastes cultures, dont les champs de lin ayant fait la richesse de la région et domaines ancestraux de pommiers, se bonifiant en autant de goûts, douceurs et pétillants crus de cidre du Calvados. Break appréciable à savourer terroirs et traditions. Berceau de l’impressionnisme, jouant des lumières et couleurs printanières, la nature entière se dessine en tableaux de renom, dignes d’un Monnet. Autant de voyages et promesses de bien-être.

Honfleur, séduisante place encerclant le petit port où se bousculent les premiers touristes dans les étroites ruelles aux maisons accoudées les unes aux autres, toutes construites de pierres et ornées de croisillons de bois. Par le Pont de Normandie, nous accédons à Etetrat sur la côte d’Albâtre, où s’étendent les falaises crayeuses et de petites bourgades nichées au pied des rochers, arches et pyramides naturelles. Magnifiques promenades au bord de ce littoral surplombant de minuscules plages de galets ronds sur le front d’une mer froide et agitée.

Avant de traverser la Manche, nous terminons notre séjour de découvertes du Nord de la France par 3 jours de rencontre avec d’autres voyageurs, ventant chacun les atouts de leur monture, partenaire des plus fidèles sur les pistes. Que d’anecdotes et souvenirs fous, partages et blablas, ne manquant pas d’animer de passionnés et passionnants débats et tisser des liens amicaux !


Island, entre feu et glace…rêver et oser se perdre…

Islande, terrain connu pour un voyage vers l’inconnu, poursuivons les explorations de notre première pérégrination de 2003.
Partons à l’aventure, laissant notre imagination tracer le dessein et destin de nos pistes ! Apprivoisons et profitons des espaces naturels façonnés par des phénomènes magiques, offrant des paysages sculptés aux ombres et formes des plus singulières. Déserts de lave et de cendres, icebergs bleus, chutes d’embruns et cascades majestueuses, volcans et cratères endormis, autant de contrastes sur fonds de fumerolles, d’empreintes de la vie sauvage de la faune et la flore arctique.